Un réseau de fluides médicaux n'est pas une tuyauterie comme une autre : il alimente des patients dont la survie dépend de la continuité du débit et de la pureté du gaz. La norme ISO 7396-1 encadre l'ensemble, de la source jusqu'à la prise murale.
Trois exigences reviennent systématiquement lors des réceptions techniques : la redondance des sources d'alimentation, la traçabilité des matériaux — cuivre dégraissé conforme à la directive 93/42/CEE, dispositif médical de classe IIA — et la surveillance permanente par alarmes de service.
Le calcul se fait sur les débits de pointe, pas sur les débits moyens.
Le dimensionnement est le second écueil. Une centrale sous-dimensionnée tient lors des essais et décroche en exploitation, quand plusieurs blocs fonctionnent simultanément. Le calcul se fait sur les débits de pointe, pas sur les débits moyens.
En pratique, l'étude de faisabilité conditionne tout le reste : c'est à ce moment que se décident le nombre de sources, la topologie du réseau et l'emplacement des détentes secondaires.


